petite sirène

petite sirène
Le soleil se couche,

A bord de ce navire

Tout n'est que joie, fete et plaisir.

Les maries epanouis s'embrassent.

Mille poignards te terrassent.


Chaque etoile est une pointe de douleur.

Peu a peu, elles s'eteignent et tu sais.

Le prince dort, sa bien-aimee sur le coeur

Et toi, oh! Toi, accoudee au gouvernail,

Il faut malheureusement que tu t'en ailles.


'Je t'aime', disait-il. Sa voix est si lointaine...

A present tu n'es plus rien, semi-humaine,

Seule sur le pont jonche de fleurs, tu regardes

Les premiers rayons du soleil, premices de ta mort.

Sirenes a babord, 'oh ! Adieu mes cheres soeurs.'


A quoi sert de regarder ton bien-aime ?

Il ne te voit pas, il dort. Et tu saignes.

Tu te jette dans la mer ecumeuse,

Ton corps disparait, il n'en saura rien.


Des petites sirenes, il n'y en a plus.

Elles sont mortes de la main des princes.

A ce jour, on prie pour ne pas etre de ces creatures,

Mais au fond, quelle difference ?
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# Postato domenica 17 aprile 2005 08:21

Modificato lunedì 18 aprile 2005 10:59